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San-Antonio, Frédéric Dard ou l'art d'écrire des polars

Aujourd'hui, c'est vendredi, le week end, bientôt le printemps, je me sens d'humeur joyeuse, ce sera donc un coup de cœur littéraire

Le livre s'intitule "Ménage tes méninges" de la série San-Antonio (édition Fleuve Noir) écrit par Frédéric Dard. J'ai une tendresse toute particulière pour ces livres, car mon papa m'a fait découvrir les "San Antonio" quand j'étais adolescente.

San-Antonio, c'est avant tout un univers, une ambiance car ce sont des polars, et surtout un langage ! En effet, l'écriture est "imagée", puisque Frédéric Dard utilisait des mots d'argot et des mots de sa propre invention. Donc, il se peut que vous soyez surpris au cours des premières pages, mais rassurez-vous, cela n'empêche en rien la compréhension, bien au contraire.

Tout d'abord, laissez moi présenter les personnages principaux. Le commissaire de police San Antonio est un séducteur quinqua, sûr de lui et son intelligence, il s'emploie à résoudre des enquêtes toutes plus farfelues les unes que les autres. Il est accompagné de son fameux binôme l'inspecteur Alexandre-Benoît Berrurier, un peu alcoolique et l'hygiène douteuse, il manie la langue de Molière de manière très très particulière :

[...] Le julot que vous savez a vraiment eu un accident et je m'ai payé la croisière pour des clopinettes galvanisées. C'est lui même cette patate, qui s'a foutu sous la roue d'un vélo [...] Si qu'on avait voulu l'assaisonner, on aurait pris du véhicule plus costaud non ?

Dans cet épisode, les deux compères se retrouvent à Cuho (comprenez Cuba) pour enquêter sur une histoire d'espion et de menaces sur la ville de Pointe-à-Pitre, s'ensuit alors toute une série de mésaventures, de quiproquos et autres "bastons" !

C'est drôle (ce sont les seuls livres qui me font rire aux éclats comme ça), fin, extrêmement bien écrit (si vous aimez Audiard père, vous aimerez Dard), une fois la première ligne lue, on ne décroche plus jusqu'à la dernière.

Voici un nouvel extrait :

Votre San-A., fringué en quinquagénaire bisnessman helvète (costard noir, col glacé, moustache blonde, lunette d'écaille, bitos à bord roulé) se trouvait placé derrière Berrurier. Cette position privilégiée m'a permis d'observer le comportement du Gros [...] Il se trouvait aux côtés d'une aimable Américaine volubile [...] Elle parlait aussi peu français que Béru parle anglais [...] Béru lui a offert sa ration de chewing-gum et la dame son taf de bordeaux. Bref, l'harmonie la plus parfaite a régné.

Et pour finir quelques expressions :

  • Biscotte = because = parce que
  • Sa Grosseur, le Mahousse, le Gros, le Mastar, le Monstrueux = Berrurier
  • Un  mimi mouillé = un french kiss
  • Turne = chambre
  • Blaze = nom

Il y en aurait encore des milliers, mais le mieux est encore de lire cette série pour en apprécier au mieux le style.

Bonne lecture !

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Catégorie : Humeur | Vendredi 18 mars 2011, 19h03

Tags : critique, livre

True Blood Tome 1

Aujourd'hui une petite critique du livre : "True Blood, La communauté du Sud, Tome 1 : Quand le danger rôde" – 9 tomes en tout.

Je ne suis pas vraiment une adepte des romans fantastiques, mais après avoir vu quelques épisodes de la série "True Blood" tirés de ce livre, j'ai voulu lire le tome 1 par curiosité. Je ne fais pas durer le suspens plus longtemps :  j'ai été très très déçue.

Le "pitch" en quelques lignes : Sookie Stackhouse est serveuse dans le bar "Chez Merlotte", qui se situe à Bon Temps à La Nouvelle-Orléans (capitale des vampires). Elle peut lire dans les pensées des gens, ce qui fait que les habitants de la petite bourgade la trouve un peu étrange. Elle vit chez sa grand-mère (ses parents sont morts) et elle a un frère, Jason. Voilà pour le personnage principal. Il faut savoir également que les vampires vivent maintenant avec les humains, et qu'ils se nourrissent d'une boisson qui ressemble à du sang, mais qui n'en est pas (ouf).
Et puis, un jour, arrive Bill, le beau et ténébreux Bill, bon ils tombent amoureux, tout ça, et puis il y a des meurtres et les soupçons vont sur Bill et Jason. À partir de là, l'histoire démarre.

Mon avis : je ne sais pas si cela vient de la traduction, ou si c'est réellement écrit comme ça, mais j'ai eu l'impression de lire le journal intime d'une ado de 16 ans :

Mon vampire (Bill) avait des lèvres au modelé sensuel, des sourcils fièrement arqués et un nez de prince bizantin [...] il était encore plus beau que dans mes rêves !

En fait, l'écriture est assez "simpliste" et il y a, à mon goût, beaucoup trop de détails sur la vie quotidienne de Sookie (les douches, le couché, les repas, le trajet pour se rendre au bar...). 

On rit beaucoup aussi en lisant le livre (si, si!) surtout quand on apprend – spoiler on – que le King Elvis n'est pas mort, non non non, le King est en fait devenu un vampire. Les fans avaient raison, The King is alive !
En fait je pense que je ne suis pas/plus la cible de ce genre de littérature... pourtant j'avais été agréablement surprise par la série des "Twilight" de Stephenie Meyer. Pour résumer,  si vous avez entre 15 et 20 ans, que vous aimez les histoires de vampires, de douches et de meurtres non élucidés, ce livre est pour vous !

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Catégorie : Humeur | Vendredi 25 février 2011, 20h45

Tags : livre, critique, fantastique